Plus de huit logements sur dix classés E, F ou G en station
Actumontagne a publié cette semaine un article consacré au diagnostic de performance énergétique dans les stations de ski. Il reprend des chiffres de la FNAIM, établis à partir des DPE recensés entre le deuxième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. À Tignes, 82 % des logements diagnostiqués sont classés E, F ou G, dont 28 % en G. La proportion atteint 83 % à La Clusaz et 81 % au Grand-Bornand, contre 38 % à Annecy.
Ces écarts parlent à qui connaît le bâti de montagne : isolation d’origine mince, convecteurs électriques, menuiseries anciennes, ponts thermiques au droit des balcons. Les chiffres portent sur les logements diagnostiqués sur la période, pas sur l’ensemble du parc. La tendance reste nette : en station, un bien mal classé est plus souvent la règle que l’exception.
Rénover ou subir la décote : l’estimation d’une agence
L’article cite l’agence immobilière Cimalpes. Selon elle, la décote d’un logement mal classé dépasse le plus souvent le coût des travaux : la perte de valeur serait en général plus forte que le prix de la rénovation. L’agence évalue à environ 450 €/m² une rénovation permettant de gagner deux classes énergétiques. Il s’agit d’une estimation d’agence, non d’une moyenne établie, et chaque logement reste un cas particulier.
Cimalpes présente un exemple à Tignes : un appartement de 87 m² rénové pour 1 436 €/m². Après travaux, son revenu locatif net serait passé de 10 172 € à 31 346 € par saison, avec 13 semaines louées au lieu de 6. Ce résultat porte sur un seul bien. L’écart avec les 450 €/m² évoqués plus haut rappelle qu’un budget dépend d’abord de l’étendue des travaux retenus.
Calcul du DPE : l’électricité moins pénalisée depuis janvier 2026
Le DPE convertit l’électricité consommée en énergie primaire à l’aide d’un coefficient. Au 1er janvier 2026, celui-ci est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore mécaniquement l’étiquette de nombreux logements chauffés à l’électricité, très répandus en station. Actumontagne évoque une nouvelle baisse au 1er janvier 2027. Nous n’avons pas trouvé, à ce jour, de texte officiel qui la fixe : mieux vaut la considérer comme une hypothèse.
Gagner une classe sur le papier ne réchauffe pas un séjour et ne supprime pas la condensation sur les vitrages. Si votre diagnostic date d’avant 2026, vérifiez ce que donne le nouveau calcul avant d’arrêter un programme de travaux, afin de partir de la situation réelle du logement plutôt que d’une étiquette dépassée.
Aides : ce qui s’applique, ce qui reste en débat
Pour une résidence secondaire, Actumontagne cite notamment les primes CEE, versées par les fournisseurs d’énergie sans condition de ressources pour des travaux confiés à un professionnel RGE, et la TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation énergétique réalisés par une entreprise. Ces dispositifs supposent de vérifier, avant signature, les conditions propres à chaque poste et la qualification de l’entreprise qui les réalise.
Côté MaPrimeRénov’, rien n’est tranché pour 2027. Le projet de loi de finances, déposé le 1er octobre 2026, est discuté en séance publique à l’Assemblée nationale depuis le 13 octobre. Selon le site Meilleurtaux, il prévoit de recentrer le dispositif, avec un possible basculement des pompes à chaleur vers les CEE et une dotation de l’Anah ramenée à 1,233 milliard d’euros. Tant que le texte n’est pas voté, ces pistes restent des projets.
Ce que cela change pour votre logement en station
En copropriété de station, une partie des leviers dépend de l’assemblée générale : façades, toiture, chauffage collectif. Dans votre lot, plusieurs postes se traitent directement : convecteurs anciens, ventilation, isolation par l’intérieur des murs donnant sur l’extérieur, menuiseries selon le règlement de copropriété. Les coordonner avec la rénovation de la cuisine ou de la salle de bain évite de rouvrir deux fois les mêmes cloisons.
En station, les travaux se placent le plus souvent entre deux saisons, et l’intersaison de printemps se prépare dès l’automne. Nos équipes établissent un devis détaillé par poste, avec un paiement qui suit l’avancement réel du chantier, aucun supplément sans votre validation préalable et l’assurance décennale prévue par l’article 1792 du Code civil. Pour faire le point sur votre appartement ou votre chalet, demandez un devis gratuit et sans engagement ; le délai d’intervention est précisé au devis.
Pour un projet de ce type, découvrez notre page Rénovation de chalet.
